Tu t'approches le jour où je t'invoque ;
tu dis : « N'aie pas peur ! »
- Lamentations 3,57
Immobile et discret
je me tiens intranquille
devant l'aube défaite
et la promesse en friche
derrière mes illusions
mes printemps factices
je regarde au loin
vers ces visages inconnus
livrés par leur cris
dans le fil de l'actu
je vois ces puissances
trop fragiles pour l'admettre
étreindre leur doudou
leur hochet va-t-en-guerre
avares de silence
d'audace
de confiance
j'entends leur sirène
ces refrains de Panurge
je refuse l'écho de leur haine
même si les temps m'y urgent
Immobile et discret
je me tiens intranquille
ton étincelle me suit
l'espoir éclate
il révèle mon prochain
j'entends le doux bruit
du miroir enfin libre
il m'appelle au-dedans
me transperce par son Livre
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